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Pour la bonne santé de son économie, l’Egypte devrait freiner l’inflation (FMI)

  • Date de création: 01 mai 2017 15:22

(Agence Ecofin) - Depuis ce dimanche, dans la capitale égyptienne Le Caire, siège une délégation du FMI menée par Jihad Azour, le Directeur au Moyen-Orient de l’institution. La mission qui devrait se terminer le 11 mai permettra au FMI de faire son premier examen sur les réformes économiques lancées par le gouvernement Al-Sissi avant le décaissement de la deuxième tranche d'un programme triennal de prêt de 12 milliards $.

La délégation tiendra donc plusieurs réunions avec le ministère des Finances et les responsables de la banque centrale lors de cette visite. En prélude à ces réunions, comme le rapporte Bloomberg, le directeur au Moyen-Orient du FMI, a souligné la nécessité pour les dirigeants égyptiens de lutter prioritairement contre la montée de l'inflation. Selon lui, l'inflation pourrait constituer une pierre d'achoppement à la reprise de l'économie égyptienne.

Le responsable régional a ensuite indiqué que les dirigeants égyptiens disposent de plusieurs options pour maîtriser l'inflation tout en mettant l'accent sur les taux d'intérêt qui selon lui constituent un «bon instrument».

Les propos d'Azour ont alimenté la spéculation selon laquelle le FMI recommande à la Banque Centrale Egyptienne d'élever ses taux directeurs à nouveau, après l'accélération de l'inflation à plus de 30%, suite à la décision de faire flotter librement la devise dès le 03 novembre 2016. La même date, la banque centrale a relevé son taux directeur de 3% à 14,75%. Le Comité de la politique monétaire devrait se réunir encore le 18 mai prochain.

L’Egypte a entrepris des réformes profondes depuis 2016. En février dernier, Christine Lagarde, la directrice du FMI, a confié à Reuters que l’Egypte faisait des progrès dans l’exécution des reformes. Les dites reformes comprennent la réduction du déficit budgétaire, l’introduction d’une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et la privatisation de certaines banques et compagnies d’énergie publiques.

Conformément à cela, le ministre des finances égyptien, Amr El-Garhy espère que l’institution basée à Washington débloquera la deuxième tranche d’une valeur de 1,25 milliard $ en mai ou en juin à l’issue de l’examen, révèle Reuters.

Fiacre E. Kakpo


 
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